mercredi, septembre 10, 2014
UNE INSATISFACTION RÉCURRENTE!
Retourner chez soi après un séjour prolongé dans un autre pays peut vous réserver quelques surprises dont vous vous seriez bien passées. Vous n'êtes plus "d'ici " désormais, vous avez en quelque sorte cassé le moule culturel. C'est à titre d'humain seulement que vous revendiquez votre droit d'habiter cette planète et non comme citoyen de tel ou tel État.
S'être enfin débarrassé de l'aspect culturel de votre humanité peut sembler libérateur mais cela devient inconfortable en bout de route. Lorsque l'on comprend que nous sommes tous le produit d'un environnement, on comprend que cet environnement est interchangeable pour peu qu'on y mette les efforts.
Revenir chez soi, c'est comme enfiler des chaussettes déjà portées, elles peuvent paraître confortables au premier abord, mais elle ne sont pas de première fraîcheur et peuvent mêmes présenter quelques vestiges de vos précédentes déambulations et cela vous gêne un peu. Les vieux souvenirs sont tenaces...
Repartir est une solution si les circonstances actuelles de votre vie ne vous satisfont pas. Et, qui sait, peut-être y trouverez-vous la culture qui vous convient parfaitement.
mardi, mai 05, 2009
Réadaptation réussie!

Bien peu de gens ont la chance de vivre à l'étranger pendant de longues années. La richesse d'une culture nouvelle, d'une architecture différente ; les innombrables surprises que recèle une vie jusqu'alors inconnue où les habitudes ne sont pas les mêmes, où "l'art de vivre" a une signification empreinte de poésie, à ce qu'il nous semble, étourdis encore par une ivresse du voyage qui perdure parfois très longtemps.
Lorsque ce merveilleux mirage se dissipe une peu, on reste étonné du mystère et de la joie qu'il y a à vivre ailleurs, dans un air différent, plus pur parfois à nos yeux que l'air de notre enfance. Pour moi, la France a été le pays de mon enfance, puisque très jeune, j'ai lu Victor Hugo, Chateaubriand, Voltaire, Balzac et le bien-aimé Proust.
Lorsque je suis revenue, il y a déjà trois ans maintenant, je ne pensais qu'à retourner. Puis, j'ai refait mon nid. J'ai réappris à découvrir ce pays et cette ville que les Newyorkais appellent "the beautiful Montréal", cette ville où je suis née et où j'ai grandi. Je me suis réconciliée avec moi-même et avec mes origines dans la joie et la paix et aujourd'hui, pour moi, c'est tout ce qui importe ; avoir bouclé la boucle.
dimanche, novembre 16, 2008
CHANGER DE PAYS, C'EST MOURIR UN PEU
Mais retourner en arrière, c'est mourir deux fois. Bon, je n'arrive toujours pas à me réadapter au Québec. Je ne sais pas à quoi cela tient. Disons que mon cerveau a tourné la page et rechigne à faire l'opération inverse; comme si le fait de revenir dans mon pays représentait quelque chose d'incongru, voire d'incompréhensible pour lui. N'avons-nous pas toujours eu l'habitude d'aller de l'avant? semble-t-il me dire. Inutile de dire que je ne me torturerai plus longtemps: j'ai décidé de repartir d'ici six mois à un an ou de changer de cerveau! De toutes façons, c'est l'hiver qui m'attend, ouais.. ça promet.
jeudi, juin 28, 2007
Calculer les coûts de son projet d'immigration au Canada ou en France
Bon, changer de pays ça va. Ce qui souvent ne va pas c'est l'évaluation erronée des coûts nécessaires, non seulement pour la survie immédiate, mais pour l'adaptation harmonieuse dans son nouveau pays. Il ne faut pas se leurrer, si l'émigration vous conduit à vivre dans l'indigence en supportant en outre l'angoisse et l'insécurité attachées au chômage (inévitable les premiers moins à moins que vous n'ayez déjà en poche un contrat d'embauche dûment signé), vous ne tiendrez pas le coup.
Ce qui se produit bien souvent, après l'euphorie des premières semaines, lorsque les choses ne vont pas aussi vite que prévu, c'est l'apparition insidieuse d'un sentiment de doute que l'on ne doit pas laisser s'installer sous peine de devenir excessivement malheureux.
En effet, il n'y a rien de plus douloureux que d'avoir eu un rêve, de le réaliser et de se rendre compte qu'en définitive, cela ne valait pas le coup.
C'est pourquoi il est nécessaire, en plus de prévoir la somme exigée par le gouvernement (autour de 10 000$ canadiens par personne adulte), une somme supplémentaire ou un "à côté" genre activité autonome vous permettant de ne pas trop ressentir l'absence d'un emploi régulier.
On devrait en outre prendre en compte :
1. Le transport (autobus, métro)
2. Les loisirs et activités permettant de rencontrer des gens
3.L'achat de vêtement adaptés au climat (plus froid ou plus chaud)
4. L'achat de meubles et accessoires
5. Le besoin de payer un ou deux mois de loyer supplémentaires (pas légal mais souvent demandé, en France les frais d'agence de location etc)
Le plus important, cela va sans dire, c'est de pouvoir réintégrer une activité régulière le plus rapidement possible. On peut se faciliter la tâche en se faisant connaître et apprécier en faisant du bénévolat par exemple ou en s'inscrivant à des activités de loisirs qui permettront d'étendre son réseau de contacts.
Les clubs de gym des centre-ville après les heures de bureau ou très tôt le matin pourraient vont permettre de faire des rencontres surprenantes et surtout...profitables.
Libellés :
immigration Canada. coûts immigration,
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mardi, mai 01, 2007
MON COEUR EST RESTÉ LÀ-BAS
Voilà, je suis de retour au Québec depuis un an maintenant après plus de cinq ans en France (Bordeaux) et mon coeur est resté là-bas.Au fil des mois et des semaines passées à Montréal , je constate que la réadaptation à son pays d'origine est extrêmement difficile. C'est pourquoi je conseille à tous ceux qui souhaitent tenter l'aventure de l'immigration de bien se préparer à tous les niveaux car émigrer équivaut à un mariage : il faut à la fois aimer son partenaire et accepter de s'engager totalement dans cette vie nouvelle, sinon le "divorce" d'avec son pays d'adoption peut être aussi douloureux que dans le cas de relations matrimoniales.
La raison en est simple : émigrer c'est s'investir dans un processus d'adaptation qui va nous permettre, au bout de quelques années, de se créer de nouvelles racines. Des racines fragiles et au début quelque peu superficielles, car non encore profondément enfoncées dans cette terre encore un peu étrangère, mais des racines tout de même et pour lesquelles les nouvelles habitudes créées joueront un rôle primordial.
Par exemple, le fait d'emprunter toujours le même chemin (pour aller faire ses courses par exemple ou pour aller à son bistro préféré) imprimera le souvenir des rues, des pierres et de l'architecture dans le cerveau et ces souvenirs, emmagasinés inconsciemment, remplaceront progressivement les "vieux" souvenirs, ceux de la vie "d'avant", jusqu'à les dominer en importance et en signification. C'est un peu ce qui se passe lorsque l'on change d'appartement et de quartier : on rebâtit nos repères jusqu'à ce que les nouveaux lieux deviennent plus familiers que les anciens.
C'est donc souvent une erreur de revenir en arrière (à moins de n'avoir pas le choix ou de n'être décidément pas heureux), car cela implique de refaire le chemin en sens inverse ; il en résulte souvent un sentiment de "déjà-vu" assez désagréable et qui n'est pas loin de s'apparenter à l'échec.
Mon coeur est resté en France et je sais dans mon cas que ce fut une erreur de revenir. Disons pour ma décharge que je n'avais pas le choix. Mais ma décision est prise depuis longtemps : je sais que bientôt je retournerai "chez moi"...
mercredi, mars 14, 2007
Danger de l'isolement pour le nouvel immigrant
Une tendance commune à plusieurs immigrants c'est, une fois les premiers enthousiasmes passés, de se confiner dans un isolement qui ne correspond pas à leur personnalité. Il est très facile en effet de succomber à cette tendance et de se replier dans son "ancienne identité" si les projets mis en place ne donnent pas immédiatement les résultats escomptés (trouver un travail, reprendre des études, faire face à des difficultés d'adaptation du couple ou des enfants).
Il faut avant tout identifier les raisons qui ont motivé le changement de pays de résidence. Si c'était dans le but de fuir une situation sans issue, il est clair que l'émigration ne fera que déplacer le probléme.
La meilleure solution consiste à reprendre la vie là où on l'a laissée et non de nourrir l'idée un peu irréaliste de "tout recommencer à neuf". Ainsi, s'impliquer dans la société (volontariat et autre), s'inscrire à des clubs (sport, discussion, philo, poésie selon nos intérêts), parler aux étrangers lorsque la situation s'y prête pour se faire de nouveaux amis, mais surtout se fondre dans la culture et les habitudes environnantes constituent une garantie de succès.
Il faut avant tout identifier les raisons qui ont motivé le changement de pays de résidence. Si c'était dans le but de fuir une situation sans issue, il est clair que l'émigration ne fera que déplacer le probléme.
La meilleure solution consiste à reprendre la vie là où on l'a laissée et non de nourrir l'idée un peu irréaliste de "tout recommencer à neuf". Ainsi, s'impliquer dans la société (volontariat et autre), s'inscrire à des clubs (sport, discussion, philo, poésie selon nos intérêts), parler aux étrangers lorsque la situation s'y prête pour se faire de nouveaux amis, mais surtout se fondre dans la culture et les habitudes environnantes constituent une garantie de succès.
vendredi, mars 09, 2007
S'adapter, c'est s'approprier les lieux
Il faut donc ne pas céder à la tentation de la comparaison. Il est en effet si facile de se dire "chez moi, c'était comme ceci ou cela" avec une réelle nostalgie. On doit plutôt regarder notre nouvel environnement comme un lieu accueillant qui nous ouvre les bras, qui "nous aime" en quelque sorte. Privilégier une attitude de retrait sinon de rejet de ce nouvel décor (cela survient souvent aprèes 5-6 mois, lorsque les repères nous manquent) équivaut à saper soi-même ses chances d'adaptation.
Un petit exercice simple et efficace consiste à se dire et à se forcer à croire que "l'on est né ici" plutôt qu'ailleurs et que les rues, les pierres, les arbres constituent le décor de notre enfance. Très tôt notre cerveau, en mal de repères et d'une certaine logique, se met à croire à cette nouvelle réalité, ce qui facilite grandement notre intégration. Il ne s'agit pas ici de se mentir à soi-même, mais de dépasser par la ruse ce "mal du pays" qui fait souvent, au bout de quelques années de souffrance, échouer le projet d'émigration.
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