Une tendance commune à plusieurs immigrants c'est, une fois les premiers enthousiasmes passés, de se confiner dans un isolement qui ne correspond pas à leur personnalité. Il est très facile en effet de succomber à cette tendance et de se replier dans son "ancienne identité" si les projets mis en place ne donnent pas immédiatement les résultats escomptés (trouver un travail, reprendre des études, faire face à des difficultés d'adaptation du couple ou des enfants).
Il faut avant tout identifier les raisons qui ont motivé le changement de pays de résidence. Si c'était dans le but de fuir une situation sans issue, il est clair que l'émigration ne fera que déplacer le probléme.
La meilleure solution consiste à reprendre la vie là où on l'a laissée et non de nourrir l'idée un peu irréaliste de "tout recommencer à neuf". Ainsi, s'impliquer dans la société (volontariat et autre), s'inscrire à des clubs (sport, discussion, philo, poésie selon nos intérêts), parler aux étrangers lorsque la situation s'y prête pour se faire de nouveaux amis, mais surtout se fondre dans la culture et les habitudes environnantes constituent une garantie de succès.
mercredi, mars 14, 2007
vendredi, mars 09, 2007
S'adapter, c'est s'approprier les lieux
Il faut donc ne pas céder à la tentation de la comparaison. Il est en effet si facile de se dire "chez moi, c'était comme ceci ou cela" avec une réelle nostalgie. On doit plutôt regarder notre nouvel environnement comme un lieu accueillant qui nous ouvre les bras, qui "nous aime" en quelque sorte. Privilégier une attitude de retrait sinon de rejet de ce nouvel décor (cela survient souvent aprèes 5-6 mois, lorsque les repères nous manquent) équivaut à saper soi-même ses chances d'adaptation.
Un petit exercice simple et efficace consiste à se dire et à se forcer à croire que "l'on est né ici" plutôt qu'ailleurs et que les rues, les pierres, les arbres constituent le décor de notre enfance. Très tôt notre cerveau, en mal de repères et d'une certaine logique, se met à croire à cette nouvelle réalité, ce qui facilite grandement notre intégration. Il ne s'agit pas ici de se mentir à soi-même, mais de dépasser par la ruse ce "mal du pays" qui fait souvent, au bout de quelques années de souffrance, échouer le projet d'émigration.
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